Trottinette électrique : l’assurance est obligatoire, et beaucoup l’ignorent encore

Près de 3 millions de trottinettes électriques circulent aujourd’hui en France, et leur nombre ne cesse de croître. Derrière cet essor spectaculaire, une réalité s’impose pourtant : rouler sans assurance expose à des sanctions sévères et, surtout, à une responsabilité personnelle totale en cas d’accident. Or, selon plusieurs sources, une part significative des utilisateurs ignore encore cette obligation légale.

Une obligation légale, pas une simple recommandation

Depuis le décret du 23 octobre 2019, toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une assurance responsabilité civile. Cette obligation découle de l’article L211-1 du Code des assurances, qui classe ces engins parmi les véhicules terrestres à moteur. Elle s’applique même en cas d’usage occasionnel, et s’étend à l’ensemble des EDPM (gyropodes, monoroues, hoverboards). Pour ceux qui souhaitent évaluer leur couverture ou comparer des offres, un comparatif d’assurance trottinette électrique permet d’obtenir rapidement des tarifs personnalisés.

En cas de non-assurance, la sanction est lourde : une amende pouvant atteindre 3 750 euros, la confiscation de l’engin, et une responsabilité financière illimitée si un tiers est blessé. Pour les trottinettes dépassant les 25 km/h par construction, le régime change : l’engin devient un cyclomoteur, l’immatriculation auprès de l’ANTS est obligatoire et le port d’un casque homologué s’impose.

Des accidents en forte hausse : des chiffres qui interpellent

L’accidentologie des EDPM ne laisse plus de place au doute. Selon l’ONISR, 79 utilisateurs sont décédés en 2025, soit une hausse de 78 % par rapport à l’année précédente. Sur les six premiers mois de 2025, 22 morts et 416 blessés ont été recensés, ce qui représente une progression de 83 % des décès par rapport à la même période en 2024. Les EDPM concentrent désormais 20 % des blessés graves de la route en France. Ces chiffres, présentés à l’Assemblée nationale via plusieurs questions parlementaires, ont relancé le débat sur l’obligation du port du casque en agglomération et du gilet rétro-réfléchissant, sans que la loi ait encore évolué sur ce point.

Quelles garanties choisir, et pour quel budget ?

La responsabilité civile seule constitue le minimum légal, mais elle ne couvre pas les dommages subis par votre propre engin ni les risques de vol. Ce dernier n’est jamais inclus par défaut, ni dans la RC, ni dans la plupart des contrats habitation. Les offres du marché s’organisent généralement en trois niveaux : une formule de base (RC + assistance), une formule intermédiaire ajoutant vol et incendie, et une formule tous risques couvrant également les dommages dont le conducteur est responsable.

Côté tarifs, une couverture minimale démarre à moins de 5 euros par mois pour une trottinette limitée à 25 km/h. Une formule incluant le vol se situe plutôt entre 10 et 20 euros par mois, selon la valeur de l’engin et les options retenues. Ces montants restent indicatifs et varient selon l’âge du conducteur et le niveau de garanties choisi. 

Vérifier son contrat avant de prendre la route reste, en 2026, le réflexe le plus simple et le moins coûteux.

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